| Sur le fond, c’est une base Pioneer DV868, un choix royal, le meilleur lecteur capable de fabriquer du 720p à partir des 576 lignes d’un film DVD Pal. Couplé à une partie audiophile à la Marantz, partie qui est un peu courte chez Pioneer, j’ai un peu l’impression d’avoir entre les mains une machine parfaite. J’ai vérifié l’image. Et bien que la TC de l’un ne pilote pas l’autre, et que les menus sont réorganisés, ce sont bien les deux mêmes machines, qui donnent la même image. Ouf ! | Sur la forme, par contre, c’est une autre affaire. Les touches de la façade : tout le monde sera d’accord pour dire que celles d’un DV868, leur touché, leur forme, le point de contact, rappellent tout sauf un appareil haut de gamme. On pourrait même dire, sans vexer qui que ce soit, que la machine, sous l’œil, ressemble presque à une machine bas de gamme. Mais nous savons tous qu’en vidéo, ce lecteur est le king of the block. |  | Avec le Marantz, rien de tout cela. Les grosses touches rondes sont épaisses, lourdes, le contact est franc et le déclic net. Elles ne bougent pas sur leur support, et ne se déplacent pas latéralement autour de leur axe. Ca fait sérieux, solide, haut de gamme et j’ai l’impression d’avoir un appareil hors du commun entre les mains. La façade est en alu épais, c’est un très bel objet.J’ai remarqué, pas loin de la prise casque, un petit bouton et un logo Dolby Head phone. C’est bien. Mais surtout, c’est derrière que je suis impressionné. Les prises RCA analogiques sont espacées et alignées comme elles le sont sur des appareils très hauts de gamme, très audiophiles, ça fait sérieux. L’image, je l’ai dit, est superbe. En HDMi 720p, sur un Nec HT1100 (ben oui, autant prendre des machines proportionnées en qualité, pour faire des tests !), c’est du beau cinéma, à condition de bien adoucir l’image et tous ses réglages. Que ce soit sur le lecteur ou sur le projecteur, il faut vraiment calibrer l’image pour se débarrasser de la dureté du HDMi ou du DVi.A la sortie du carton, (donc avant de régler le lecteur), sur le film Le Seigneur des Anneaux, les deux tours, on se demande si les montagnes ne sont pas des images de synthèse tant les images sont dures. On croirait du virtuel, dessiné par un ordinateur. Une fois réglé, l’image est douce, fluide, vraiment cinéma, et le piqué est magique. Le DV868 quoi ! Et le son ? Ben oui ! C’est pas la peine que Marantz nous taxe si c’est juste pour mettre son logo sur un lecteur Pioneer. Il doit justifier le surplus qu’il va demander aux acheteurs, par rapport au Pioneer. Et c’est ce que je vais vérifier maintenant. SACD. Ampli Sherwood A965, préampli Sherwood P965, enceintes B&W 704 + HDM7 + DS7 + ASW700. Toto. Africa. Marantz DV9500 Très belle spatialisation. Superbe grave. La voix est très douce et d’une belle musicalité. Grande délicatesse dans les surrounds. Maître mot de cette reproduction : douceur et musicalité. Que ceux qui recherchent du brillant, du mordant et une attaque incisive passent leur chemin, ils seraient déçus. Pioneer DV868 Belle spatialisation. Grave profond mais plus lourd. La voix est plus neutre, plus en retrait aussi, et plus noyée dans le médium. Elle est moins transparente. Le médium, en général, est plus creusé, et le grave, du coup, ressort avec plus de lourdeur. Il est même un peu envahissant, par moment, et la musicalité en pâtit, elle n’est pas très belle. DV9500 à nouveau Excellent équilibre, immédiatement. Beaucoup de respiration autour et dans la voix. Test stéréo analogique. Ampli Musical Fidelity A3.2, enceintes B&W 704. Comparaison de la partie CD du lecteur. Jim Keltner, percussions solo. Marantz DV9500 Un peu court sur le grave, un peu feutré et ramassé. Ca ne s’envole pas autant que ce que je connais de meilleur sur ce morceau. C’est un peu ramassé sur le plan vertical, ça n’ouvre pas assez grand. Myryad Z110 La note tient plus longtemps. C’est plus aérien, plus léger, moins collant. La plage dynamique est plus grande, et l’image stéréo est beaucoup plus ouverte dans les deux dimensions. Hum… à ce prix, j’attendais que ce lecteur fit mieux en tant que lecteur stéréophile. Rotel RCD02 Je baisse un peu la barre, et modère un peu mes attentes. On se rapproche plus du Marantz. En terme de qualité, c’est un peu moins ouvert, moins aérien que sur le Myryad, et le comparatif se trouve plus honnête. Le son est plus ramassé et plus court dans le grave que sur le Z110, l’ouverture horizontale est bonne, sans atteindre des sommets. Tout ceci est des plus normal, le Z110 coûte plus cher que le RCD02, et si j’avais eu pour but de comparer Myryad à Rotel, c’est au RCD1072 que je l’aurai frotté, bien évidemment ! Mais ce n’est pas, je vous le rappelle, le plat du jour.Marantz
DV9500 Le son est plus profond dans le grave, plus plein, et un peu plus chaleureux. On se situe cependant dans les mêmes parages en terme de qualité, un poil au dessus. Par rapport au Rotel, le son est plus doux, définitivement, et ce lecteur est pour amateur de douceur, et pas de mordant, cela confirme mon constat en SACD. Assez rond, fin dans l’aigu, très musical, plus que le petit Rotel. Voilà qui donne la mesure de son niveau en Hi fi. | | La scène des tests, l'écran LCD servira aux réglages d'OSD |
Paul Simon. Diamonds on the sole of her shoes (Graceland) DV9500 Belle image stéréophonique. Les voix sont bien étagées. Toujours beaucoup de douceur. Un Paul Simon dont la voix est bien posée, bien aérée du reste, avec une attaque des cuivres franche sans être incisive. RCD02 La voix est un peu moins charpentée, mais un peu plus transparente. On ne peut pas tout avoir, sinon que resterait ils aux modèles au dessus ! La restitution est généralement plus transparente que sur le Marantz, plus vivante, mais moins musicale. L’avantage, cependant, est au Rotel. Ma conclusion de ce test est la suivante. Il n’existe pas de machine audiophile, acceptant le SACD et le DVD-A, sachant lire les CD analogiques comme un lecteur haut de gamme, avec une partie vidéo numérique et un scaleur de qualité pour reproduire une superbe image sur un projecteur, dans une gamme de prix décente (en dessous de 2000€). Marantz a tenté, avec ce lecteur, de combler ce vide avant, ou mieux, que ses concurrents.
J’attendais, je dois l’avouer, bien mieux en multicanal, et un peu mieux en CD stéréo analogique. Mais je ne peux pas dire que la machine ne tient pas la route, et je pense que tout va dépendre de son prix de commercialisation. Quelques centaines d’euros au dessus du Pioneer, il n’y a pas à hésiter une seule seconde, car la différence de qualité audio est certaine, et vaut largement l’investissement : un amateur sera forcément déçu par le son du Pioneer. Beaucoup moins par celui du Marantz. Revendre votre Pioneer DV868 pour investir dans le Marantz ? Là, avec ce que vous perdrez au prix de la revente, c’est presque 1000€ qu’il faudra débourser pour vous offrir le Marantz, et je ne pense pas que cela vaille le coup. Mais d’un autre coté, il n’y a pas grand-chose d’autre à se mettre sous la dent… un lecteur CD peut être ? Tout le monde n’a pas envie d’empiler les appareils et d’aligner une TC de plus sur sa table basse… Denon annonce la sortie d’un concurrent, le DVD3910, à peu près à la même période, à peu près au même prix, avec à peu près les mêmes fonctions, et les deux maisons sont à peu près sœurs, appartenant au même groupe financier…Je pense que, sauf à être un amoureux inconditionnel d’une marque ou de l’autre, ce que je respecte totalement, il est raisonnable d’attendre que le DVD3910 soit disponible pour les comparer. Il y a fort à parier que le Denon aura un son Denon, car le Marantz a un son Marantz. Reste à comparer les qualités objectives de chaque machine, et surtout de voir ce que Denon fera en vidéo, avec une base qui sera certainement maison, après le double succès du DVD2900 et du DVDA11… Seconde partie : Comparatif de lecteurs DVD haut de gamme. | Si vous avez lu mon test du Marantz DV9500, vous avez lu que ma conclusion disait : attendons de voir le Denon DVD3910 car ils jouent dans la même cours. Entre temps est venu s’ajouter à cette liste le bel Onkyo Intégra DVSP1000, certes bien plus cher que les deux autres (entre 1700 et 2000€ pour le Marantz, 1500€ pour le Denon, et …. 5000€ pour l’Intégra), mais je reviendrai sur ce sujet.Je viens de recevoir le Denon, et après avoir passé un long moment avec le chef produit France, (merci Yann), je suis parti avec le DVD3910 sous le coude. | Denon DVD3910, nouveau haut de gamme de Denon
| | Lorsque je l’ai découvert dans la salle de réunion de Denon France, je me suis dit : « pouah, comme il est vilain en gris, c’est certainement l’éclairage de la salle qui en est la cause, car étant au dessus du DVD2900, il est forcément plus beau, et le 2900 est déjà superbe ». | Effectivement, je m’étais trompé. Il n’est pas plus beau que le DVD2900, il est même franchement un cran en dessous, avec un gris qui tire sur le foncé et qui ne fait pas haut de gamme, avec une trappe, tout comme le DVD2900, dans une autre matière et une autre nuance que la façade, et une finition assez banale. Bien entendu, tout est affaire de goût, et ce que je dis ne vaut que pour moi. Mais lorsque je l’ai posé à coté de l’Onkyo, alors là, il n’y a plus de goût personnel qui compte. L’Onkyo est lourd, très lourd, la façade est épaisse, les boutons sont en métal, les joues sont sculpturales, et les vis de fixation du capot appartiennent au monde de la mécanique de précision. Maintenant, celui qui ne me fait pas remarquer qu’à 3 fois le prix, le contraire serait choquant, il faut qu’il relise mon texte depuis le début ! Plus je trouvais le Denon moche de chez moche, plus j’écoutais les explications théoriques sur sa constitution et son tempérament, et plus je m’échauffais, moi qui pourtant suis assez peu sensible aux chiffres et aux DAC, et qui n’écoute que mes oreilles et ne fais confiance qu’à mes yeux. Jugez vous-même : HDMi 2è génération avec une sortie son 6.1 directe pour le SACD et le DVD-A (bien qu’en attendant le feu vert du frileux SACD forum, et la mise à jour gratuite du lecteur par CD Rom, seuls les albums sans copyright soient lisibles en HDMi pour l’instant) - 2 circuits vidéo totalement indépendants. Un pour l’entrelacé, et un pour le progressive scan.
- Image Enhancer Made in Denon (n’oublions pas que Denon fabrique désormais ses lecteurs de A à Z, je dis bien de A à Z (mécanique et bloc optique inclus), au point que c’est maintenant Denon qui fournit les bases aux lecteurs DVDs haut de gamme de marques comme Meridian et Mc Intosh)
- Une sortie Denon link, deux sorties Firewire, une sortie HDMi HDCP et une sortie DVi HDCP. Certes, on ne peut pas faire fonctionner les deux en même temps (merci le DVD Forum), mais on peut brancher les deux en même temps, donc brancher un plasma et un projecteur, et passer l’image de l’un sur l’autre avec une touche de la TC)
- Scaler 576p d’origine, et non pas après dézonage, 720p, et 1080i.
- Sortie YUV, Péritel, S-vidéo et composite utilisables en même temps que la sortie vidéo numérique (seulement en entrelacé, le circuit vidéo progressive étant alors mobilisé pour la sortie vidéo numérique)
- DAC (convertisseur digital - à analogique) 12 bits/ 216 MHz aux sorties Péritel et YUV (miam miam pour les possesseurs de projecteurs tri tubes).
- Nouveaux magnifiques DAC audio PCM1796 de chez Burr Brown, le meilleur du marché, qui séparent totalement les deux canaux audio stéréo de la sortie Front Left et Front right des sorties SACD. Autrement dit, la sortie stéréo a ses propres convertisseurs haut de gamme dédiés.
- Denon Pixel Image Correction (que l’on peut régler horizontalement et verticalement dans le menu utilisateur) qui améliore chaque pixel en fonction des 8 pixels adjacents, et non pas, comme ses concurrents directs, en fonction du pixel au dessus et du pixel en dessous, et agit sur la chrominance et la luminance, tandis que ses concurrents agissent uniquement sur le Y, ce qui, au final, devrait donner une image bien plus naturelle que tout ce que nous sommes habitués à voir (et qui ne se traduit pas avec des chiffres)
- Chroma bug free, grâce à un décodeur Mpeg ESS de chez Vibrato, au lieu du traditionnel Mitsubishi, responsable de ce défaut qui fait baver les rouges saturés (et les utilisateurs énervés).
- AL24 + sur toutes les sorties, qui permet donc de faire du 24 bits 320KHz quelle que soit la sortie.
- Machine compatible HDCD. Je vous rappelle que beaucoup de CDs sont HDCD sans le savoir (enfin, eux ils le savent, mais pas vous), car il n’y a pas de petit logo HDCD, même tout petit, même tout petit petit petit. Là, quand le lecteur détecte un CD HDCD, une jolie lumière allume les lettres HDCD… je brûle de voir ça !!!!
- Sortie Pure Direct à 3 niveaux de coupures.
- Bass management HDMi complet, et bien entendu bass management pour les autres sorties.
- Squeeze mode en HDMI et DVi pour voir toute l’image 4/3 sur certains plasma et projecteurs qui coupent un bout en haut et en bas (mon Hitachi par exemple… grrr)
- Détection automatique du format DVD-A (dans le passé, il fallait allumer la télé, allumer le lecteur, afficher le menu, rentrer dans le setup, aller à la page audio, se perdre en cours de route, changer le format du DVD, sauvegarder (zut, j’ai oublié de sauvegarder), sortir du menu, éteindre la télé, tout ça pour écouter un DVD-A !, je voudrai pas être à leur place)
- Ah et j'oubliais, il lit le WM9 !
Alors ? Qu’est ce que je vous avais dit ? Ca donne pas envie ?! Et encore, je vous en passe ! Je ne vous parle que de ce qui m’a marqué, le reste se trouvant sur les fiches produits des sites internet bien faits. Voilà pour vous dire que j’ai hâte d’être à demain pour tester ces trois machines, les comparer, frotter leur image au tenant du titre, le Pioneer DV868, et voir, au passage, si l’Onkyo, avec son surcoût, est largement au dessus des deux autres pour expliquer l’adition.
------------------------------------ Deuxième partie… le lendemain. Comparatif audio deux canaux. Mon test se fait sur les appareils suivants : Ampli préampli à lampes Synthesis Seamus, magique, Enceintes Dynaudio Contour S1.4, également magiques ! Câbles secteur Nordost Shiva, Câble de liaison analogique Nordost Blue Heaven Câble d’enceintes Oehlbach Air Blue 4. Pour commencer, après avoir fait chauffer l’ampli une petite heure, je décide de me remettre le Denon DVD2900 dans l’oreille, et de voir comment Denon a fait évoluer son DVD3910 par rapport à une machine éprouvée, appréciée bien que présentant des limites en CD que les fabricants semblent hésitant à vouloir franchir.Pour vous y retrouver, j’utilise des morceaux que j’ai déjà utilisé dans de nombreux tests. Les comparaisons vous parleront plus. |  | | Les câbles en version XXL, et n'y voyez aucune connotation sexuelle... c'est juste un pur plaisir mais tout de même très intense... (note du webmaster) |
King’s Singer, fifty ways to leave your lover.
Le volume, sur l’ampli, est à 5.
DVD2900, circuits commutés sur pur audio mode 2. Pas mal… mais pas géant. Mais tout de même, il est assez bien pourvu. Peut être un léger manque de finesse. Dans le grave, un peu de rondeur, le médium est bien projeté mais pas trop. Bon étagement des sons, mais pas au mieux, et loin de là, de ce que les Contour peuvent faire.
DVD3910, circuits sur pur audio en mode all off (l’écran de l’afficheur s’éteint, ce n’est pas pratique, on a l’impression que la machine est morte), et source direct sur on. Très proche dans sa signature sonore. Mais le médium vient de s’ouvrir et de s’aérer. Le grave, lui aussi, a gagné un peu de fermeté. Pas beaucoup, un peu. C’est le médium, surtout, qui vient de se déboucher. Moins projeté, plus doux, et cependant plus clair et plus ciselé. Jim Keltner, Percussions. Le volume est à 8… il faut que ça remue ! DVD2900 Bonne texture des percussions. Grave un peu court. Relief sonore et étagement un peu pauvre, en regard du potentiel des autres appareils, qui du coup, sont sous exploités. DVD3910 (Tiens, un détail : comme la TC pilote les deux machines, j’ai appuyé sur open, pour mettre mon CD dans le DVD3910, et les deux tiroirs se sont ouverts. Et bien le tiroir du DVD3910 était déjà ouvert que le 2900 était encore à la plage en train de bronzer. C’est pas grand-chose, mais bon, quand on attend, et croyez moi j’en ai un je sais de quoi je parle, que le tiroir s’ouvre, des fois on trouve ça irritant) Donc… le grave, se développe bien plus. La texture de la peau frappée, et la dynamisme viennent d’apparaître. Il y a, en audio, une réelle montée en gamme que Denon m’a expliqué par la double présence de la mécanique du DVDA11, et de composants plus hauts de gamme (convertisseurs, capa, etc). Moi, les aspects techniques, je ne m’y fie pas trop, car c’est au pied de l’oreille qu’on juge le maçon. Mais je constate que le DVD3910 monte d’un cran par rapport au DVD2900, c’est audible clairement. En revanche, coté look, ce n’est pas vraiment ça ! Maintenant que toutes les machines sont devant mes yeux, le DVD2900 est vraiment le plus beau ! Même le Marantz, pour très élégant, fait moins luxe, moins « bel objet », que le DVD2900. Quand au 3910, il vaut mieux parler d’autre chose.Le grave se termine par un souffle profond, sur les coups de grosse caisse, qui me vient jusqu’au ventre… hum… c’est pas mal du tout !Mais passons aux choses sérieuses, après cette petite mise au point. Marantz DV9500, pure direct mode 1. L’enceinte monte plus haut dans l’espace ! Il y a aussi un peu plus d’énergie et le grave est plus tendu. La note tient plus longtemps, le balai sur les cymbales est plus soyeux et plus détaché des autres informations. DVD3910 C’est un peu plus plat. Cette montée des sons dans la pièce ne se produit plus. Il n’y a plus ce petit surcroît d’âme qui, bien que pas gigantesque sur le Marantz, était bien là. Un peu de musicalité en moins, voilà ce que j’entends sur ce morceau. Et qui est ce qu’on attend au tournant ?! L’Onkyo bien sûr ! Avec ses 5000€, tout le monde l’attend. DVSP1000, vidéo off Beau ! Sec et précis. Beaucoup plus de suite dans la grosse caisse. Ah oui ! C’est un cran au dessus. Il y a un détachement des aigus que je n’ai pas eu avec les autres machines. Vérité des prix… On est clairement monté d’un cran, avec plus de pêche, plus de vie, et une rapidité dans les moments complexes qui est très convaincante. C’est vif quand il le faut, rapide et précis tout le temps. Mais pour trois fois le prix des autres, est ce que ça vaut vraiment la peine ? Est-ce que la différence est justifiée ? Moi qui suis en train d’écouter, je peux vous donner mon avis : JAMAIS de la vie ! La montée en gamme n’est pas, et de loin assez importante pour ça, c’est une certitude. On est plus haut en gamme, c’est vrai, mais pas assez haut pour dépenser cette somme. Patricia Barber. Bye Bye Blackbird DVSP1000 Belle voix, belle matière. Séparation entre la voix et les instruments tout à fait agréable. Le piano : la note tient bien, sans être non plus du texture extraordinaire, il y a même un peu de lourdeur dans la contrebasse. C’est pas mal, mais ce n’est pas grandiose. DV9500 Le grave est un peu plus lourd et plus ronflant, il marque tout un petit peu. La voix a des sifflantes inconnues précédemment. Le piano est doux, la voix est un peu projetée. La contrebasse est moins tendue, le piano est plus ennuyeux, avec moins de mordant. La voix est un poil voilée même, par moment. Le tout, finalement, est assez banal. DVD3910 Une remarque encore : Messieurs les fabricants, ça vous ferait du mal de vous entendre et de monter les Péritel et les prises secteurs dans le même sens ? Pourquoi certaines sont à l’endroit et d’autres à l’envers ! Le grave est moins en avant que sur le Marantz, mais il bourdonne toujours un peu. La voix est belle, bien détachée, mais il n’y a pas une grande émotion musicale. Le piano chevauche un peu trop la contrebasse par moment, au lieu de s’en détacher, donc ça manque un peu d’aération. C’est différent du Marantz, mieux à certains égards, moins bien à d’autres, mais ni l’un ni l’autre ne m’arrachent un émoi. D’ailleurs j’ai voulu, ce qui est certes injuste vu son prix, me mettre dans l’oreille le son d’un beau lecteur CD, le Sphynx Myth 9 MK2…comme pour avoir un maître étalon haut de gamme. Là, il y a BEAUCOUP d’émotion dans la voix… enfin ! Comme si la chaîne n’était plus la même. Soyeuse, douce, posée, elle est magnifique. Le piano est cristallin, léger. La contrebasse est mieux contenue aussi. Le piano a un mordant, une vivacité ! La note monte au dessus des enceintes, se joue à cache cache avec la contrebasse… comme c’est beau ! Quel piano ! Quelle note ! Quelle attaque de notes ! Un beau moment. Messieurs, vous ne vous approchez pas, avec vos lecteurs DVD, de l’excellence, en lecture CD. Dommage. DVD3910 Le même morceau. Plus lourd dans la contrebasse. La voix est plus aplatie. Sur le piano, la note est plus creuse. Si je devais le comparer à un lecteur CD, ce que je ferai de façon plus précise plus tard dans mes tests, je le situe à peu près au niveau des lecteurs entre 3 et 500€. DV9500 Comme tout est relatif ! Après le Myth, je les trouve bien proche, le Marantz et le Denon ! La contrebasse est un peu plus lourde, la voix est plus fade, même si elle est un peu plus aérée.
Maxime le Forestier. Ambalaba en live. DV9500 La voix remonte un peu dans l’aigu. Les autres voix sont bien en place. Les guitares sont un peu en retrait, je les connais plus présentes. Je trouve, d’ailleurs, qu’il y a un manque d’ampleur instrumentale, sans effet d’enveloppement, avec une info trop située au centre entre les enceintes, et qui ne remplit pas du tout la pièce. DVD3910 Il y a immédiatement plus de matière, et une meilleure ouverture sonore. C’est plus vivant. Ca s’ouvre et ça prend vie. La voix de MLF est moins isolée, certes, mais les autres viennent apporter un beau renfort qui remplit mieux l’espace horizontal devant moi, sans chevauchement. C’est plus agréable, plus présent, plus vif. Les guitares ont réapparues aussi. Ah… je me sens mieux qu’avec le Marantz, sur ce morceau ! DVSP1000 Belle attaque des guitares. La voix est bien posée, même si ça remonte un poil. Belle image frontale et verticale. Un peu mieux que le Denon, même si ce n’est pas, et de loin, le jour et la nuit. Conclusion ? Le DVSP1000 est légèrement, et légèrement seulement, meilleur que le Denon et que le Marantz. Ensuite, selon les morceaux, le Denon, plus vivant, mais moins musical, l’emporte, ou alors c’est le Marantz, si le morceau ne fait pas trop appel aux harmoniques. Et tout ce beau monde retourne au vestiaire si on les compare à un beau lecteur CD. J’ai voulu, pour tenter un dernier test, mettre un peu de classique, La symphonie en mi bémol majeur opus 55 de Beethoven. On est tellement loin de ce qui se passe dans une salle de concert, même quand je montais très fort le volume pour reconstituer un peu de vie réelle, que je me suis abstenu de faire un descriptif détaillé. Ma prochaine étape sera le SACD. Puis l’image. Cependant, comme il me restait un poil de temps, j’ai voulu, je n’y résistait pas, regarder l’image du Denon, qui promet tant.J’ai fait un test sur le Nec HT1100 puis sur le Toshiba MT500, tous les deux en HDMi –Dvi, et en 720p sur le Nec. J’ai passé le Seigneur des anneaux, les deux tours. Le chapitre 2, l’apprivoisement de Smeagol. Quand on le sort du carton, l’image numérique (HDMi ou DVi), est à peine regardable : dure, noire, vidéo, il faut vraiment calibrer la machine. Mais une fois calibrée…. ! Ce qui frappe immédiatement avec ce lecteur, une fois les deux appareils calibrés l’un pour l’autre, (au passage, Monsieur Denon, faites qu’on puisse déplacer ou réduire la fenêtre des réglages, car elle cache complètement les mires, c’est un casse tête impossible sur certains réglages) Ce qui frappe, donc, c’est le piqué des plans principaux ET des arrières plans. Ce n’est pas l’un ou l’autre, ou l’un sans l’autre, c’est les deux. Ce n’est pas fréquent. L’autre chose qui m’a soufflé, c’est cette combinaison étonnante entre la profondeur de champ, la densité du noir, le détail dans les zones très sombres, le contraste, tout en préservant une image extrêmement douce, très naturelle. C’est remarquable, ça saute aux yeux, et je n’avais jamais vu aussi beau sur un lecteur auparavant. En fait, je n’avais jamais vu une image aussi belle venant d’un lecteur DVD avant ce lecteur ! Inutile de chercher les fourmillements, il n’y en a pas du tout. C’est sur les brins d’herbes contre la montagne, la mousse sur les rochers, tous ces petits détails d’arrière plans, qu’on est impressionné par le piqué. Et puis le ciel, impeccable lissé, sans le moindre fourmillement, sans jamais aucun effet de solarisation, d’aplats indésirables. La profondeur dans les noirs, je le disais plus haut, va très loin aussi, et je suis qu’en y passant du temps, en passant 2/3 jours à le calibrer, on peut repousser les limites de ce que je vois bien au-delà. Chose que pour ce comparatif je ne peux pas me permettre de faire, ces trois machines n’était pas sur le marché, et m’étant fait prêté des pré séries (tous finalisés, je le précise). Cette scène du chapitre 2, qui se passe principalement dans le gris, avec quelques touches de couleur, montre combien le contraste est important lorsque le lecteur et le projecteur savent bien les restituer. On voit des détails partout, là ou d’autres machine ne montrent que du noir, et qu’on ignore même, si on ne l’a pas vu autrement, que ces détails puissent exister. Je ne vais pas vous dire que sans ces détails le film perd tout son sens, hein ! Mais bon, tant qu’à faire, s’ils sont là, j’aime bien les voir… Les couleurs sont superbes, le détail, le sol, les cailloux, les yeux, les brins d’herbe, c’est vraiment très très beau ! Les petites nuances de couleurs, les pastels, ressortent avec une douceur tout à fait rafraîchissante qui contribuent à donner cette impression de naturel. Au chapitre 3, quand les URUK-HAI déboulent entre deux falaises, il y a un traveling de haut vers le bas qui habituellement rend ceci : les roches tremblent et saccadent, et les guerriers sont flous pendant un moment, avant que la caméra ne ralentisse. Là, pour la peine, les saccades sont réduites presque à néant, et les guerriers sont nets, la scène passe sans aucune gêne, et si on ne sait pas à quel point elle est mal compressée, bourrée de défauts, on pourrait, avec ce lecteur, passer dessus sans s’en apercevoir ! Et puis mon test avançant, un Monsieur est venu demander à ce qu’on lui reprenne son Pioneer DV575 qui ne lui donne pas pleinement satisfaction sur son MT500 (ce qui ne m’étonne pas, voir mon test). Son idée, c’est de passer à une source digne de qualité, un Pioneer DV868. Comment rêver meilleur test que de le faire avec un amateur, partant avec l’idée d’investir dans le Pioneer, justement réputé d’ailleurs. On branche, on débranche, et on attaque Gladiator. Voici ce qu’on observe, tant sur le Nec que sur le Toshiba. Sur les scènes de combat, qui se passent dans la grisaille, le Denon semble lever un rideau, un voile gris, sur la scène, qui devient immédiatement plus vivantes, plus présente. Plus tard, sur d’autres scènes, cette même impression se confirmera. Le Denon affiche une image plus présente. Coté fourmillement, nous avons traqué quelques légers fourmillements sur des ciels gris. Rien du tout avec le Denon. De même, nous avons constaté qu’il y a avait un peu de halo autour des visages, dans certaines scènes, halos qui n’existent pas avec le Denon. Mais pour l’impression d’ensemble, le Denon fait une image plus agréable à regarder, plus douce et plus profonde à la fois, qui rend les couleurs avec plus de réalité, plus de texture. Les moments très difficiles ou tout saccade, ou les visages deviennent flous à cause de la compression excessive de ce film, ne sortaient pas mieux sur l’un ou sur l’autre, mais la présence de 5 modes de réglages progressifs différents, que je n’ai pas pu tester vu l’heure, me laisse à penser qu’on doit pouvoir encore améliorer cela sur le Denon. Alors que sur le Pioneer, nous avions atteint ses limites. Je ferai d’autres tests, bien entendu… Jean-Patrick Grumberg, Hifissimo |