
| Le hasard du calendrier et des sorties de produits a posé entre mes mains, en même temps, deux machines qui ne visent pas les mêmes publics. D'un coté, un projecteur DLP de chez Toshiba, et de l'autre, un appareil fait pour ceux qui voient des arcs en ciel quand ils regardent un film venant des projecteurs DLP, le Sanyo PLVZ4. J'ai eu à me battre pendant 2 heures et demie contre mon exemplaire non définitif du PLVZ4 pour commencer à avoir une image qui ressemble à quelque chose, inclue le temps à me débarrasser des BV : pari gagné, je considère être arrivé à 95% du zéro BV... et je pense pouvoir faire encore mieux ! Pour ceux qui l'ignorent, les BV, ou bandes verticales, font comme des traces de saleté verticales (et très légères) sur l'écran. Elles sont indépendantes des images du film, et elles sont un des défauts de la technologie LCD, avec l'effet de grille, qui sont les grilles de la matrice, les noirs qui ne sont pas profondément noirs mais gris foncés, et les légers halos de couleurs sur les cotés ou les angles. Ca fait beaucoup de défaut pour le LCD me direz vous, et je vous répondrai que vous avez raison ! D'un autre coté, le DLP a d'autres défauts, ce qui fait qu'aucune des technologies n'est parfaite, et que cela profite à tous les constructeurs : on achète autant un projecteur pour ses qualités que pour la discrétion des défauts que je viens de citer ! Le PLVZ4 succède au PLVZ3, qui fut l'un des appareils les plus vendu en France, au coté du Panasonic PTAE700 et du Hitachi PJTX100, à tel point que le PLVZ3 continue sa vie et n'est pas arrêté. L'amateur de la belle qualité Sanyo se retrouve donc avec non pas un appareil en haut de la gamme Sanyo, mais deux, lesquels se retrouvent à 500€ d'écart : 1500€ pour le PLVZ3 et 2000€ pour le Z4 (ce sont les prix suggérés, pas forcément les prix pratiqués). Conséquence de la continuation de ce modèle, que je trouve tout à fait justifiée vu ses qualités et vu qu'il n'est pas du tout dépassé, mon test du Z4 devra répondre à deux questions non prévues à mon programme : la différence de prix justifie elle de s'offrir le PLVZ4 par rapport à l'excellent Z3, et doit on revendre son Z3 pour acheter un Z4 ? Réglages des panneaux pour se débarrasser de ces sales BV. Il me semble, les vacances ayant effacées ma pauvre mémoire, que le menu de réglage des panneaux est le même que sur le Yamaha LPX510, ou était ce le PLVZ3 ? En tous cas, il est très agréable à utiliser, très facile et très intuitif, et on voit immédiatement le résultat. Je me souviens que la dernière fois que j'ai utilisé ce menu, le résultat était très frustrant : c'était parfait sur les mires…et affreux sur le film ! Et quand j'ai voulu régler directement l'image sur le film, et bien non, ce fut impossible, le menu est ainsi fait qu'il coupe la source et passe en mode mires internes. J'en avais déduit que les circuits vidéo par lesquels passe l'image d'un lecteur DVD ne sont pas pris en compte dans le réglage des BV avec mires, et que le réglage atteignait là ses limites, visibles. En fait, avec ce PLVZ4 et sa nouvelle matrice Epson, je m'aperçois que mon hypothèse était fausse. Le menu de réglage est le même, mais ce n'est plus la même histoire. On est dans le WYSIWYG ! Quand les mires sont débarrassées de BV, l'image l'est aussi, ou virtuellement aussi. Sur les ciels, là ou c'est le pire, et bien je n'ai pas eu la moindre gêne à 4 m de distance avec une image de 2.20 m. Et croyez moi, je suis un maniaque du détail et des BV ! Donc BV : pari gagné ! Ce qui n'est pas une mince affaire, car seul le Sony HS50 en était, jusqu'alors, exempt. Ce n'est certes pas la perfection absolue, et on peut voir, à de rare moments, et sur quelques centimètres de long, un souffle de traînée grise, mais pas plus. Comme je me suis fixé comme objectif de comparer le Z4 au Z3, je me suis livré au même travail sur ce dernier, avec le même menu, et j'ai pu constater la différence presque sur le champ. Aussi je confirme avec force, la réduction des BV est meilleure sur le Z4, même sur les mires de réglage. En effet, on le voit surtout sur le vert et un peu moins sur le rouge, lorsque l'alignement des panneaux est terminé. Avec le Z3, il reste toujours des traces grises, des petites bandes sur les rectangles des mires, alors que sur le Z4 il n'y a plus rien que des surfaces lisses, exemptes de toute ombre sombre. Sachant que les BV sont pire sur les films que sur la mire, je vous laisse imaginer ma joie ! Par contre, du shading, il y en a toujours. Le shading, c'est comme une auréole de couleur différente souvent rosacée ou verte, qu'on distingue légèrement sur le bords ou dans les angles, lorsqu'on regarde une mire gris clair, ou une scène totalement enneigée. Là, on ne peut pas ne pas voir cette zone rosacée sur 50 cm à droite de l'image. Sur un film, c'est largement moins visible, et je vous le rappelle, on en trouve hélas sur tous les projecteurs LCD… Passons aux réglages avant test. Il faut vous dire qu'entre l'iris optique et l'iris de la lampe, je me suis bien battu pendant deux heures pour lui faire sortir un beau noir et un beau blanc, pour que le contraste soit à la hauteur de ses promesses et que les blancs ne soient pas brûlés. Franchement, je n'ai jamais vu un projecteur aussi difficile à régler, et je veux croire que c'est parce que c'est une version de pré série au software pas encore définitif. Connaissant la bonne qualité du PLVZ3, et le savoir faire de Sanyo, je ne me fais pas de trop de soucis, si j'étais à votre place. Après deux heures assez dures, je suis arrivé à quelque chose d'assez beau, même si je ne suis pas totalement satisfait. J'ai obtenu une belle profondeur de champ et un détail remarquable. Là ou je me suis arrêté, il y a encore un léger mieux à gagner coté colorimétrie et profondeur des noirs. Sur le papier, le projecteur est moins bruyant que le Z3. Dans la réalité, il n'y a pas de différence. Sur le papier, le contraste est supérieur au Z3. Dans la réalité, la différence est faible, mais elle existe. Sur le papier, il y a un double iris, dans la réalité, il n'y a pas d'effet de pompage qui viennent gêner ce choix. Sur le papier, la puissance est passée de 800 à 1000 ansi lumens. Je n'ai pas distingué de différences, mais je dois reconnaître que je ne me suis pas trop focalisé là-dessus. C'est comme les couleurs. En 12 bit, on affiche 64 milliards de couleurs. Je ne les ai pas toutes comptées pour vérifier si la fiche dit vrai ou pas, veuillez m'en excuser. | |
| Passons aux tests et à la comparaison avec le Z3. Denon DVD3910 en 720p et branchement HDMi confié à un câble Oehlbach. Un PLVZ3 est en attente sur l'autre sortie numérique, et me permet de passer d'un appareil à l'autre presque à la volée. Gladiator Zone 2. Chapitre 2 la bataille. PLVZ4 Aucun fourmillement dans le ciel, ni de solarisation à cause des nuages. Les détails sont bien rendus, y compris dans les arrières plans, même si le piqué n'est pas aussi impressionnant que sur un projecteur DLP ayant la même résolution. L'image est douce, fluide, il n'y a pas de saccades néfastes à l'image. Le Z4 délivre une très belle image. PLVZ3 Il y a de bons moments dans un test et j'en tiens un. Souvent, l'auteur de ces lignes doit se tordre les yeux et les oreilles, et revenir vingt fois sur les mêmes plages pour enfin déceler des différences. Imaginez la fatigue visuelle ou auditive… Là, une belle surprise m'attend à la première seconde de film. Tandis que je suis en train de chercher des fourmillements hypothétiques dans les ciels gris bleus, une de mes fixations, et une des raisons qui m'ont laissé sur la faim depuis si longtemps avec les projecteurs, mon œil est immédiatement arrêté par un phénomène que j'avais totalement zappé de mes tests, la grille du Z3. Totalement invisible sur le Z4, la grille est bien là, qui vient un peu perturber le détail sur les visages et dans le ciel. De ce coté, le Z4 a fait un grand pas en avant, car on ne voit absolument aucune trace qui laisse penser qu'une quelconque zone non allumée puisse exister entre les pixels. A la limite, après avoir vu les images du Z4, ça me gênerait presque plus que les BV ! Il faut dire que la disparition d'un défaut, par comparaisons d'une machine à l'autre, ne produit pas le même effet psychologique que l'examen d'un appareil seul, sans aucun repère autre que la mémoire, et cela explique aussi pourquoi de nombreux amateurs sont très heureux avec des systèmes de mauvaise qualité, jusqu'au jour ou ils découvrent autre chose. Avantage énorme pour le Z4 donc, par la disparition totale de la grille des pixels, et la quasi disparition des BV. Une image sans défaut, ça change un film ! Coté noirs, et comme je vous le disais plus haut, l'exemplaire qui est entre mes mains ne me permet pas de pousser les réglages assez loin pour vérifier si le projecteur peut dévoiler plus de détails dans les zones sombres que son excellent prédécesseur. Au moins, il fait aussi bien ! Idem pour la colorimétrie, je n'ai pas l'impression que l'élargissement de la palette des couleurs se traduise par une différence de couleurs à l'écran mais peut être que le visionnage de films plus adaptés, chose que je n'ai pas eu le temps de faire, m'apporterait de bonnes surprises. Dites vous, là encore, qu'il fait aussi bien, et c'est très bien, car le Z3 est une réussite en la matière. Il me semble que le PLVZ4 fait un peu moins de halo autour des objets situés contre un fond contrasté que le PLVZ3, mais c'était déjà faible sur le Z3. Coté piqué d'image, c'est la même chose. L'optique est meilleure, selon les informations qui m'ont été données par Sanyo. Je ne vois pas que le piqué soit pourtant meilleur. Il était très bien avec le Z3, sans être du niveau d'un DLP ayant la même résolution, il n'est pas plus mauvais, et il n'atteint toujours pas le piqué des DLP. Comparatif Sanyo PLVZ4 contre Toshiba MT400 Je me suis risqué à faire un comparatif avec le Toshiba MT400, comparatif qui n'a de sens que pour les gens de la même race que moi : ceux qui ne voient pas les arcs en ciel, pour finalement constater que le MT400 a moins de piqué que le Z4, en raison de la différence de résolution, piqué en partie compensé par un meilleur relief et des noirs plus noirs. Ce comparatif, vu les différences de prix de vente (1700€ pour le Toshiba, 2000€ pour le Sanyo, résolution de 1024x576 pour le Toshiba et de 1280x720 pour le Sanyo, technologie DLP contre LCD, n'a pas forcément beaucoup de sens, et c'est plus la coïncidence de leur rencontre qui m'a donné envie de le faire que la logique pure et dure. Il serait plus judicieux de comparer le PLVZ4 au Panasonic PTAE900 ou à l'Hitachi PJTX200, par exemple. Mais bon, ce qui est fait est fait, voilà ! Coté bruit d'abord, là ou les DLP sont plutôt en retard. Le MT400 a un bruit de ventilateur plus aigu que celui du PLVZ4, mais aucun des deux n'est gênant, ils sont d'une discrétion que je juge parfaite. On est très très loin des aspirateurs et des sèches cheveux, et plus près d'un souffle discret qui disparaît, avec l'accoutumance, après quelques instants. En terme de chaleur des couleurs, vivacité des images, et énergie générale qui se dégage de l'écran, le MT400 arrive loin devant le PLVZ4. Dans Gladiator, chaque fois qu'un objet en métal se détache du fond, que la lumière accroche un reflet sur un bijou, c'est une raie de lumière, une touche vive qui se détache de l'image du MT400, tandis que c'est plus lissé sur le PLVZ4. A aucun moment, cependant, l'image du MT400 ou du PLVZ4 s'éloignent de l'esprit du cinéma : ce n'est jamais dur, jamais vidéo, sur aucune des machines. Au chapitre 6, on voit beaucoup plus de détails, l'image est beaucoup plus riche sur le MT400 que sur le PLVZ4, alors même que le Z4 a plus de piqué et montre plus de détails. L'explication vient de la profondeur de champ, meilleure sur le MT400, qui donne plus de relief à la scène, et aux noirs, qui permettent de voir plus de choses. C'est le cas, par exemple, des plis des vêtements plongés dans la pénombre : avec le MT400, on voit des détails qui sont noircis avec le PLZ4. Coté contraste, couleur, lumière, vigueur et dynamique des images, le MT400 va plus loin que le PLV4. Coté fourmillements dans les ciels et les à plats, le PLVZ4 est lisse et plus stable. Le traveling qui va de la cage aux esclaves vers le village est un bon test pour vérifier de la qualité du traitement vidéo. Pas du surprise pour le PLVZ4 qui fait un sans faute. En revanche, grosse bonne surprise pour le MT400 : il y a peu de projecteurs DLP dernière génération qui savent se sortir de ce moment de torture avec honneur, et là, c'est presque parfait, en tous cas sans aucune gêne visuelle lorsque je traque de près chaque petit défaut. Le MT400 est presque aussi fluide et dépourvu de saccades que le PLVZ4, un très bon point. Là encore, on s'aperçoit avec les détails qui sont en arrière plan que le PLVZ4 a plus de piqué. En revanche, et sans que je ne puisse l'expliquer, le MT400, en 720p (en 576 c'est moins vrai) s'approche bien de la précision des détails du PLVZ4. Vous ne m'en voudrez pas de ne pas conclure, car il ne me semble pas que ces deux machines fassent partie de la même liste, lors d'un choix. D'un coté la technique DLP, qui semble avoir été taillée sur mesure pour le Home Cinéma, et de l'autre, le LCD, qui fait des progrès à pas de géant, et sait même faire mieux que le DLP dans certains cas, mais qui, dans la fourchette des 1500/2000€, est venu comme une solution pour ceux que les arcs en ciel incommodent. Autrement dit, si vous êtes dans cette catégorie, les chances que vous optiez pour un MT400 sont nulles, car seuls quelques haut de gamme n'en font pas (des arcs en ciel), et si vous n'êtes pas gênés, il semble peu raisonnable de renoncer à la qualité des noirs du MT400, maintenant que la machine est silencieuse et que les traveling, les fourmillements, la solarisation, sont maîtrisés. Passons à la comparaison du MT400 avec quelques projecteurs DLP réputés cette fois. Le paysage est celui-ci. En DLP, le fameux et exemplaire Toshiba MT500 a été mon projecteur de référence, et il n'a pas eu de successeurs comparables. Les constructeurs se sont en effet dirigés dans deux directions. Pour aller plus loin et plus haut que les matrices 1080x576, les fabricants ont adopté, pour leurs projecteurs haute définition à résolution de 1280x720, la matrice DLP Texas Instruments HD2+ qui a, selon moi, plombé la qualité de tous les projecteurs, en raison de défauts que n'avaient pas les projecteurs plu anciens et moins chers. La résolution de ces projecteurs, grâce au contraste et à la technique DLP, donne une impression de finesse supérieure à celle des LCD de même résolution, et l'arrivée d'un projecteur avec cette finesse, et délivré des défauts de la puce HD2+ est un bain de jouvence et une source de joie pour les amateurs exigeants, mais je parlerai du nouveau Mitsubishi, qui réalise ce tour de force, dans un autre article. Enfin, les constructeurs, pour démocratiser le marché, ont produit des DLP basse résolution, qui tournent dans les 1000/1200€, et dont le mieux qu'on puisse dire est qu'ils sont acceptables, mais pas excitants. C'est dans ce contexte que Toshiba décide de sortir un projecteur qui se situe à mi chemin. Proche ou meilleur que les DLP à matrices 1024x576, avec un prix en sérieuse baisse (1690€ au tarif), et un silence que n'atteignent pas les machines concurrentes, et plus chères. C'est au Mitsubishi HC900 que je commence ma comparaison. Si comparaison on peut faire, car dès que j'allume le HC900, se rappelle à mon bon souvenir la soufflerie aujourd'hui insoutenable des ces projecteurs d'avant dernière génération. C'est l'usine à bruit contre le silence ! Pour le reste, pas trop de surprise : ils font part égale aux fourmillements dans le ciel, à la fluidité des traveling, ils ne solarisent pas, et, bonne surprise pour le MT400, le piqué d'image est aussi bon sur une machine que sur l'autre, alors que le HC900 a toujours brillé, merci à son optique supérieure. Là ou le MT400 dame un peu le pion du HC900, c'est sur la colorimétrie. Toshiba m'avait indiqué que la température des couleurs du MT400, avant tout réglage, est particulièrement juste et agréable, et ce n'est pas du baratin de fabricant. La chaleur des couleurs que j'aime chez Toshiba est présente et bien présente avec le MT400, ce qui lui donne une avance sur le HC900. Reste la densité des noirs, qui a l'air un peu meilleure sur le MT400, mais pas assez pour en faire une affaire. En résumé, la différence de bruit, ou plutôt, l'existence d'un projecteur DLP de cette qualité avec ce niveau de silence rend le match cruel pour le HC900 : il n'y a rien de meilleur chez lui, tandis que son bruit de ventilateur donne envie de l'éteindre presque sitôt allumé. MT400 vainqueur ! MT400 contre son grand frère MT700. Voilà encore un comparatif insolite. Jamais une puce DLP de 1024x576 ne peut espérer atteindre la finesse d'une puce DLP de 1280x720. Donc pourquoi les mesurer l'un à l'autre ? Et bien c'est parce que la puce HD2+ du MT700 (et hélas de presque tous les autres presque tous les autres projecteurs équipés de cette puce) est tellement désagréable à regarder, que j'ai eu envie de voir, des plus et des moins de l'un et de l'autre, lequel sort gagnant. Il faut que vous gardiez en mémoire, en lisant ce qui va suivre, que je suis assez hérissé par les effets de solarisation, ces blocs de couleurs sans dégradés aux contours délimités et qui retirent, à mon goût, toute saveur cinématographique à une image, et que je déteste le fourmillement (alors que, me direz vous, si l'on veut se rapprocher de l'image d'une salle de ciné, ça fourmille plutôt beaucoup ! Certes, mais que celui qui ne vit pas avec ses petites contradictions me jette la première pierre !) Sur Gladiator encore, zone 2, j'ai regardé de nombreuses fois le chapitre 2. Le MT700 brille par ses fourmillements sur le bleu du ciel, le MT400 n'en fait pas. Je vois déjà de la solarisation sur l'image du MT700, avec les nuages, le MT400 n'en fait pas. C'est radical. Là ou le MT700 montre sa supériorité, c'est au chapitre 5.Le piqué d'image est bien meilleur avec le MT700, mais surprise, les détails apparaissent mieux avec le MT400 et les mouvements sont plus fluides. Si on ajoute que les couleurs sont plus douces, le MT400 dépasse le MT700 d'une petite tête. Au chapitre 6, lorsque César traverse la pièce, éclairée par la lumière diffuse venant d'une fenêtre qui éclaire très légèrement à gauche, et cette pièce qui semble comme chargée de poussière. Il se déplace derrière les statuts pour aller vers un buste (comme je fais tous mes tests sans aucun son, je ne sais pas si le personnage représenté par ce buste est cité ou pas) Avec le MT700, le détail est saisissant, et il y a un effet 3D, un effet de relief impressionnant. La scène est riche de mille détails qui alourdissent l'image, conformément, j'en suis sûr, aux vœux du metteur en scène. Le MT400 n'atteint pas ce relief, l'image est plus plate, plus banale. En revanche les nuages de particules de poussière qui volent dans l'air forment des halos, des pavés de lumières, tandis que sur le MT400, ce sont de vrais nuages, qui donnent cette impression laiteuse, embuée, poussiéreuse à la scène, et là encore, je suis sûr que c'est ce qu'a voulu le réalisateur ! Vous déciderez vous-même ce qui vous semble le plus important : l'effet de relief, la richesse des détails, les mille objets qui meublent cette salle, ou le voile de mystère de l'atmosphère chargée… J'ai enfin voulu regarder ce que donnent les deux machines sur le traveling que je citais plus haut, qui va de la cage c6ntenant les esclaves au village. Là, le MT400 est plus stable, ça sautille moins que sur le MT700 qui saccade toujours trop à mon goût, pour son prix, et dans l'absolu. Sans parler du fourmillement du ciel et des reflets roses dans le sable qui ne devraient pas être, et qui ne sont pas là sur le MT400. Finalement, le MT400 donne une image plus douce et des tons plus chauds que le MT700, il est plus silencieux que le MT700, et il a un moins bon piqué d'image, moins de petites informations, et c'est le seul point ou il est en recul par rapport au MT700. Sur tous les autres points, le MT400 est supérieur, ou équivalent, au MT700. Et c'est ce qu'on attendait ! Bien vu Toshiba.Jean Patrick Grumberg, |